Mai – une histoire d’amour- robe upton, cashmerette 

J’aime Cashmerette. Tous les modèles de la marque ne me parlent pas, mais tout ceux qui m’ont parlé sont de francs succès que je porte beaucoup. Donc pour ce mois de mai, et pour me remettre d’un mois d’avril un peu chargé, j’ai voulu retomber sur un patron que je connais et sans difficultés.

La robe upton est assez simple. Sans manches, avec deux options de décolleté devant et dos, deux options de jupe et des poches où mon téléphone tient. Le corsage est doublé pour des finitions plus nettes. Comme tous les patron de Cashmerette, le grand plus c’est que les tailles montent haut, et avec un choix de bonnets pour le buste.

Personnellement, je trouve que le système pour choisir sa taille au buste n’est pas super clair. Moi je suis un 16 G/H ou un 18 C/D en haut. Jusqu’ici je coupe tout en 18 comme suggéré dans les instructions, mais je me dis que cerraines morphologies auraient à mélanger les tailles mais ne le sauront qu’après une toile… J’avais envoyé un mail pour savoir s’il était possible d’avoir les mesures de haut buste pour faciliter le choix des tailles. On m’a répondu que grâce aux bonnets multiples cette mesure n’était pas utile… Pour le dernier patron, une nouvelle explication a été postée sur leur site. Je ne la trouve pas tellement plus claire en fait, mais bon, au final, à force de tester on trouve quand même.
En terme de construction, upton ne m’a pas posé de problèmes. Je pense que le seul point qui peut etre délicat c’est l’installation de la fermeture, mais les explications sont claires. Par contre il faut lire l’anglais: pour l’instant les patrons de la marque ne sont disponibles que dans cette langue.

Un mot d’avertissement quand même : 1) je trouve l’encolure très large, j’ai rajouté quelques centimètres sur la largeur des épaules car sur la première, mes bretelles de soutien-gorge apparaissaient tout le temps (en fait, je commence à me demander si je n’ai pas des épaules étroites… j’avais eu le même problème avec Arsène de Chez Machine) 2) je trouve aussi que la taille est un peu haute, il faudra que je l’abaisse sur la prochaine. Ça ne gêne pas trop le confort, mais je rêve de vrai sur-mesure, et sur un patron plutôt simple comme celui-ci je peux facilement bidouiller.

Au final, j’ai une nouvelle robe préférée, je risque de la porter autant que mon autre upton !

 

Patron : upton dress, cashmerette, taille 18 C/D

Modifications : bretelles élargies d’un bon centimètre au moins (il aurait fallu aussi allonger le buste, mais j’ai oublié)

A refaire : assurément, même si d’abord je voudrai tenter la nouvelle robe chemise de la marque

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Un jour sans – Gloria, Les fusettes

Tous les patrons ne marchent pas pour tout le monde. Gloria, cousu dans le cadre de mon projet grande taille, n’a pas marché pour moi. Je pense que c’est surtout parce que ce n’est pas un style qui me plait, au final.

Le patron existe uniquement en pdf qui va jusqu’au 52, et s’assemble rapidement puisqu’il ne compte que 16 pages. Il s’agit d’une impression à bord perdu, ce dont je ne suis toujours pas fan… et d’ailleurs, j’ai fait face à une perte d’information puisque la courbe pour l’ouverture de manche en taille 50 se situe exactement dans la zone perdue… et moi j’ai cousu un 50. Pas dramatique en soi, mais pas super non plus. A noter aussi que les marges de coutures ne sont pas incluses.

L’assemblage du patron a été assez facile, je n’ai pas noté de problème particulier. Je trouve juste dommage que le patron ne propose pas de placement pour les boutons sur le corsage, je trouve que ça aide d’avoir un guide (notez que je n’ai de toute façon pas mis de boutons, je ne retrouve pas l’embout pour ma pince prym).

Je pense que j’aurai quelques ajustement à faire. L’avant du corsage est un peu long comparé à l’arrière, donc je vais devoir reprendre ça parce que du coup l’avant n’est pas sur ma taille et donc c’est un peu juste (après rapide vérification sur le patron, il semble  qu’au niveau de l’emmanchure il y a une différence d’un peu plus de 1cm…) L’encolure est aussi trop large de quelques centimètres, ça aussi devra être retouché.

En dehors de ces points purement techniques, je ne suis juste pas fan de la coupe de ce modèle. Le dessin technique me plaisait assez, mais en fait, en regardant sur le net les photos de réalisations (et même les photos officielles en fait), je ne suis pas fan… disons que ça me fera un haut correct pour le travail, ce qui est toujours bon à prendre, mais je doute de retenter l’expérience.

 

 

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Patron: blouse Gloria, Les Fusettes, taille 50

Modifications: Il faudrait raccourcir le corsage avant, modifier l’encolure (je commence à soupçonner que j’ai des épaules étroites car ça arrive avec d’autres marques aussi)

A refaire: non. C’est un modèle qui a sont charme, mais ça n’est pas un modèle pour moi.

Who’s your daddy – Gabriel et Arsène, Chez Machine

Voici donc la suite de mon test pour Chez Machine ! Le test se faisait en deux partie, et pour commencer nous avions le choix entre la chemise Albane et la veste Gabriel. Des patrons de chemises j’en ai pas mal, mais en veste je n’avais que Lupin qui est taille haute, donc un modèle de longueur plus classique ça m’a tout de suite tenté !

Gabriel est une veste doublée avec des découpes princesse et une petite allure de motard assez sympa. Comme toute la collection il est dispo en 34-56, et moi je l’ai cousu en 50.

D’un point de vue purement technique, je n’ai pas eu de problèmes de construction, et les instructions m’ont semblé claires dans l’ensemble (les croquis ont aussi bien aidé !). J’ai bien aimé coudre ce modèle et j’ai pris mon temps avec pour bien faire les choses, sauf que j’ai failli tout balancer a la poubelle à un moment.

Parce qu’en essayant le blouson après le montage des manches pour voir si tout allait bien… J’ai découvert que ça n’allait pas. Impossible de bouger les bras librement, et ça pour moi cest juste niet. Et comme j’avais tout coupé dans des chutes de tissu, je n’avais plus assez pour recouper des manches. A partir de la c’est devenu difficile de me forcer à finir, et d’ailleurs j’ai abandonné la doublure (ce que je regrette maintenant, il est très probable que je la rajoute à l’avenir). J’ai quand même fini le corps du blouson sans rien changer, pour jouer à fond le jeu du test, puis une fois ma copie rendue sur cette version “authentique” je me suis demandé comment sauver ma semaine de travail.

Au final, ma solution a été de rajouter de la matière sur le bas de l’emmanchure et d’en retirer sur le haut de la manche. Et du coup je suis libre de mes mouvements, un bonheur. Je compte modifier mon patron pour tenir compte de ces modifications la prochaine fois. Car il y aura prochaine fois, j’ai un coupon de lin noir qui devrait donner quelque chose de sympa.

A noter: j’ai parlé de ça sur le groupe IG du test, aucune autre testeuse n’a, à ma connaissance, eu le même problème que moi. Peut-être que j’ai mal coupé, peut-être que j’ai mal cousu, peut-être que ma morphologie imposait ce changement, peut-être que j’exige plus de mobilité que la moyenne… Je tenais à signaler mon problème, mais je tiens aussi à dire que je semble la seule personne à l’avoir eu.

En tout cas, je ne regrette pas ce projet. J’ai pas mal appris, et alors même que j’ai voulu tout laisser tomber, en fait j’ai eu un gros boost de confiance parce que j’ai réussi à rattraper ça. Et au final j’ai un blouson sympa que j’aime tout particulièrement sur mes robes. Comme je l’ai dit, je regrette maintenant de ne pas avoir réalisé la doublure car du coup l’intérieur n’est pas très net, et c’est le seul défaut de mon blouson.

Par contre, tester un patron, c’est du boulot !  Faire un test signifie suivre au plus près les instructions données et ça, je n’y arrive pas trop. Je couds comme je cuisine: j’ai besoin d’une recette de base, mais j’enlève ce qui ne me plait pas, je rajoute des trucs en route… Bref il a fallut que je me maîtrise pas mal et que je me force à plus de sérieux que d’ordinaire. De plus il y a des délais a respecter… D’ailleurs chez machine a posté un article aux sujet des tests, à lire.

Patron: Gabriel, Chez Machine, taille 50

Modifications: changements au niveau des manches pour plus de mobilité. Le col est aussi un peu différent, j’ai merdé en le montant, mea culpa

A refaire: assurément, parce que je manque de vestes, et qu’il m’en faut une de couleur plus neutre que celle-ci

Pour info, j’ai aussi testé la robe Romane, mais pour l’instant je n’ai rien à montrer. C’est un très joli patron, mais dès l’essayage j’ai compris que pour moi un bustier c’est impossible, je me sens trop exposé. Je pense garder la jupe de ma toile car elle me plait, et je referai un jour une autre version… Avec épaules. Cela dit c’est un joli modèle, que je vous invite à aller voir sur leur site!

Avril: Shine bright like a diamond – lingerie Burda

Et nous revoilà parti pour la garde robe capsule ! Enfin, rien de très capsule ici en fait, car pour le vêtement de nuit, c’est un ensemble que je pense assez peu porter, mais qui aura été très intéressante à coudre, et étonnement relaxante après un projet un peu complexe et une mission chiante au boulot.

Avec les modèles Burda, cest un peu je t’aime moi non plus en général. Ceux qui me plaisent sont souvent en taille standard, et les grandes tailles me font souvent l’effet de sacs à volants (j’ai une aversion intense pour les volants, 2017 est une année dure pour moi) et dans l’ensemble je suis plus attiré par les modèles de Fashion Style (même si je n’en ai pas encore cousu…). Par contre quand j’ai ouvert le numéro de janvier 2017 de Burda et découvert de jolis modèles de pyjama et lingerie en grande taille, ça a été le coup de coeur immédiat. A la base je comptais faire un ensemble, mais boulot+santé+autres projets couture = je n’ai eu le temps que pour le haut.

Le magazine recommande un satin stretch. J’ai un peu fouiné avant de trouver chez bennytex des satins de soie stretch à un prix raisonnable. Quant à la dentelle en bordure, elle vient de tissu.net et a été ajoutée pour donner plus de cohérence à l’ensemble puisque à la base, seul le short aurait dû en être bordé.

La blogo m’a beaucoup fait peur concernant les modèles burda, et surtout leurs explications. Au final, pas de difficulté majeure de ce côté pour le haut… J’ai eu des moments où il m’a fallut prendre du recul pour comprendre ce que je devais faire, mais pas tellement plus qu’avec un patron indé. Soit je suis tombé sur un modèle bien expliqué, soit je commence à me dépatouiller. Par contre sur le short, je n’ai rien compris aux explications alors j’ai fait ce qui me semblait logique, et je pense m’en être tirée.

En suivant le tableau Burda, j’ai coupé une taille 50, mais au final j’ai réduit la largeur de la ceinture du haut de bien 5cm parce que sinon j’aurais flotté, et j’ai assemblé l’avant en faisant se chevaucher un peu plus les pans, parce que sinon ça dévoilait vraiment trop de peau pour moi. Je me rends compte aussi que le tombé final n’est pas parfait. ça tire un peu devant (à cause des pans assemblés à ma sauce, et parce que j’ai cousu le décolleté pour qu’il reste fermé) et l’arrière n’est pas super net

Le short a été incroyablement rapide à réaliser. En gros, entièrement fait dans la soirée d’hier (certes je me suis couché vers 1h du matin, mais quand même) et ce même si je n’ai pas tellement compris ce que Burda voulait que je fasse de mes deux morceaux. Mais bon… au final, un short aussi simple, c’est juste un pantalon en moins compliqué, donc ça a été! Et j’aime bien le résultat final.

Au final, ce petit ensemble me plait bien ! Pas un truc dans lequel je me vois dormir tous les soirs, mais ça fait plaisir d’avoir ces jolies pièces dans ma garde robe. D’ailleurs, je me dis que le patron du haut, dans un autre tissu, pourrait servir de base pour une jolie robe d’été… On verra !

 

Patron: Burda 01/2017, modèle 121A et 123B, taille 50

Modifications: ceinture raccourcie de 5cm dans la largeur, changement dans l’assemblage des pans avants.

A refaire: peut etre, mais alors en coton. C’est chouette la soie et tout, mais je ne me sens pas super à l’aise dedans.

Pour le mois de mai j’avais annoncé un t-shirt, finalement ça sera peut être une robe, je n’ai pas encore décidé… on verra bien!

Au soleil – Arsène, Chez Machine

Suite à mon petit coup de gueule sur les éventails de taille chez les indés, j’ai été contactée par Chez Machine pour tester des patrons de leur nouvelle collection. Et donc… voilà la première partie de ce test. J’ai reçu ce patron et un autre pour le test, mais je donne mon avis sincère 😉

Pour rappel, un de mes principaux problèmes avec Chez Machine était le fait que certains patrons ne soient pas disponibles dans les plus grandes tailles. Je n’ai pas dû être la seule personne que ça génait, car les choses ont changé pour cette nouvelle collection, et désormais tous les modèles devraient être disponible dans toute les tailles. Et pour se faire une idée de leurs modèles, Chez Machine propose des patrons gratuits, dont le tout nouveau Arsène que vous avez peut être vu passer sur Instagram… et dont je vais maintenant parler.

Arsène est un t-shirt à la coupe loose, prévu pour un jersey assez fluide si l’ont veut avoir un joli tombé. C’est un modèle conçu pour être simple à coudre (il l’est) et qui peut facilement être modifié (certaines des testeuses ont déjà eu le temps de faire des modifications, et même de le coudre en chaine et trame). Il est aussi assez peu gourmand en tissu: la taille 50, que j’ai réalisé, ne demande que 1m50 de tissu. On monte à 1m80 pour les tailles au dessus, et on tombe à juste 1m en dessous de la taille 50… pas mal pour utiliser des chutes je pense!

Ce n’est pas un vêtement que j’aurai acheté je pense, et sans le test je n’aurai peut être même pas téléchargé ce modèle, car j’ai un patron de t-shirt qui marche bien pour moi de chez Cashmerette… mais au final, je ne regrette absolument pas d’avoir cousu Arsène! Il a été déjà beaucoup porté au travail et à la maison, car il peut accompagner aussi bien mes jupes qu’un jean, et si la coupe loose n’est pas quelque chose qui m’aurait forcément attiré à la base, j’aime tout de même son grand confort.

Mais parlons patron. Arsène est donc un modèle à télécharger qui va du 34 au 56, donc plutôt joli comme éventail de taille. Il est au format pdf, à imprimer… et pour moi il y a eu une mauvaise surprise, mais c’était de ma faute pour ne pas avoir bien lu les instructions. Chez Machine a prit le parti de proposer des patrons où l’assemblage ne nécessite aucune découpe. On scotche directement les pages les unes a côté des autres. Sauf que la majorité des imprimantes personnelles ont des marges où l’impression ne se fait pas. Donc il peut y avoir une perte d’information. Après, Chez Machine semble bien gérer ça, et s’arranger pour que rien de trop important ne tombe dans ces zones dangereuses. Tout de même, je crois que je préfère les pdf à découpage pour l’instant, et même s’ils prennent plus de temps à assembler, je pense qu’au final ils permettent plus d’exactitude.

Au niveau de la réalisation pour Arsène, je n’ai pas eu de problème. J’ai juste été étonnée que la toute première étape soit celle de l’ourlet du bas (je pense que c’est parce qu’en raison de l’arrondi, ça serait plus difficile à gérer à la fin du montage). Au final, en proie à une flemme terrible, je n’ai pas fait d’ourlet parce que ça n’était pas la partie du test qui m’intéressait le plus. Bouh ! Je sais que j’aurai dû être plus rigoureuse, et j’ai tenté de l’être sur l’autre test. Tester un patron c’est intéressant, mais je pense que c’est aussi une certaine responsabilité, puisque le but est d’aider le créateur à pouvoir sortir le meilleur patron possible…

Bref, pas grand chose à dire sur ce patron. Il s’est cousu rapidement et sans problème (je commence à mieux maîtriser ma machine sur du jersey je crois). L’encolure, et surtout la profondeur de décolleté sont trop grandes à mon goût, mais je pense que c’est une question de goût justement et non un problème avec le patron. Je ne suis pas fan des décolletés trop plongeant, ma poitrine n’est pas quelque chose que j’aime trop mettre en valeur. Comme en plus le tissu utilisé est assez glissant (polyester/viscose, de mémoire), jusqu’ici j’ai tendance à porter un peu en arrière mon Arsène et du coup, ça donne un “high-low” sur le bas du t-shirt… et j’aime bien ça, mais il faut que je fasse attention car sur une taille basse, je risque vite de montrer mon bidon. Je pense que le prochain sera rallongé au moins sur l’avant, et que je modifierai le décolleté pour mieux correspondre à mes préférences.

Récapitulatif:

Patron: T-shirt Arsène, T50

Modification: /

A refaire: très certainement, avec juste quelques modifications pour mieux correspondre à mes préférences

c’est le printemps – Hoya, Deer and Doe

Noël en mars, vous connaissez ? Franchement c’est l’effet que m’a fait la sortie de la nouvelle collection Deer & Doe. Les pdf, je m’y attendais, comme je pense toutes les personnes qui avaient reçu le sondage de DD il y a quelques temps. Non, pour moi, la vraie surprise, c’est l’agrandissement de la gamme de tailles. Moi qui venait juste de renoncer à cette marque que j’aime beaucoup, voilà que désormais je peux tenter de coudre leurs modèles sans passer des heures a les agrandir !

Les grandes tailles de D&D n’étant disponible qu’en pdf (je pense pour que tout continue de tenir sur un seul feuillet en version papier) c’est donc sous ce format que j’ai acheté le patron. Pas de soucis particuliers lors de l’assemblage, j’aime bien le fait que l’on ai le choix entre découper ou assembler façon tuile, je pense que tout le monde peut y trouver son compte. En ce qui me concerne j’ai choisi la première solution, et ensuite j’ai découpé le patron en taille 52, qui est désormais la plus grande proposée par la marque et qui correspond à peu près à mes mensurations.

Je n’ai pas vraiment rencontré de problèmes en terme de couture sur cette blouse. Ma seule remarque sera que j’ai vu des gens sur IG se demander pourquoi il n’était pas proposé de faire des coutures anglaises, et je me pose aussi la question. Ce modèle demande un tissu assez fin et fluide pour avoir un joli tombé, j’aurai cru que c’était le genre de situation qui pouvait tout particulièrement appeler des coutures anglaises. Après, pas sûr que j’en aurai fait de toute façon… c’est un truc que je n’ai encore jamais tenté. Il faut croire que ça me fait un peu peur… il va donc falloir que je me force à oser.

Si vous êtes sur Instagram, vous aurez surement aussi remarqué que plusieurs personnes ont eu du mal avec le décolleté très (trop!) plongeant, et je rejoins hélas leur rang. En l’état, la blouse n’aurai juste pas été compatible pour le boulot… ni pour le reste de ma vie d’ailleurs. J’ai donc corrigé ça à l’arrache, avec quelques points presque invisibles pour que tout reste fermé à un niveau qui me convienne. Entre temps, Deer and Doe a proposé sur le blog un tutorial pour diminuer cette profondeur et comme ça a l’air plus clean que ma façon de faire, je pense que je tenterai la prochaine fois (sur la photos les points se voient peu, mais je trouve qu’en vrai ils ressortent un peu selon la lumière)

Car prochaine fois il y aura, c’est certain! J’ai aimé coudre cette blouse (malgré une ou deux erreurs de ma part, comme me tromper en assemblant les pièces de l’avant et devoir tout défaire… deux fois). J’aime aussi la doublure sur l’avant qui permet de jouer sur la transparence (mon tissu principal est très fin, vu de devant ça passe pour le boulot, vu de derrière on peut deviner le soutien gorge s’il est sombre, et j’aime assez, à ma grande surprise). La doublure permet aussi d’avoir un col contrastant, et je trouve que ce contraste fait tout le charme de ce modèle. Aucune des version unies que j’ai vu ne m’a tapé dans l’oeil, mais j’ai adoré toutes les versions avec col d’une autre couleur!

Récapitulatif:

Patron: Blouse Hoya, Deer and Doe T52

Modification: diminution de la profondeur de décolleté

A refaire: définitivement. Goji, le short/jupe de la nouvelle collection est aussi sur ma liste!

Mars: des épices dans l’air; Canelle – Christelle Couds

Voici donc mon projet pour mars, qui est aussi ma seconde réalisation pour mon projet grande taille: le gilet Canelle version B de Christelle Beneytout.

Bon, commençons par le commencement: j’ai détesté assemblé ce patron. Les marques pour l’assemblage sont  minimales et pour ne rien aider, le trait pour le découpage a été mangé par mon imprimante. Je ne dis pas que c’est du coup impossible à assembler, puisque j’ai réussi, mais c’est carrément chiant, surtout juste après l’expérience de rêve de l’assemblage du patron 1001 perles.

J’ai aussi eu quelques froncements de sourcils en regardant le patron lui même. Je ne prétends à aucune expertise, mais ça m’a un peu étonné de voir une telle différence de courbe d’emmanchure entre le 32 et le 52… et j’ai été tout aussi étonnée qu’il n’y ait aucun repère de couture pour les manches et l’emmanchure. Peut-être a-t-il été jugé que puisque c’est un patron pour de la maille, il n’y avait pas besoin de trop d’indications pour l’assemblage? Bref, autant le dire, je ne partais pas avec un super à priori.

Mais bon, pour tout ce que je râle, au final, il me plait ce gilet. C’est simple, dès que les manches ont été refermées (avec une grande attention aux rayures car je n’en avais jamais cousu), je n’avais qu’une envie: le porter. Je me suis quand même forcée à ne pas le finir ce soir là, parce que 1) il me plaisait trop pour vouloir risquer de faire n’importe quoi 2) de toute façon, vu que mon tissu est fin, j’ai le temps avant de le porter.

Au niveau de la réalisation, ça a vraiment été très facile. J’ai juste eu des problèmes aux épaules parce que j’avais choisi un élastique qui n’était pas adapté, mais on me l’a signalé sur IG et après avoir changé ça, tout s’est fait tout seul. Un super petit projet pour soirées tranquilles, ça a vraiment été du plaisir. Au final, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup regardé les instructions, sauf sur certains points que je n’avais jamais fait avant/les détails spécifiques à ce patron (en gros, tout ce qui touchait au col et son ourlet roulotté).

A noter sur l’ourlet roulotté à la machine à coudre: c’est long à faire, et c’est chiant. ça marche hein, mais j’ai trouvé ça long et chiant. L’effet “laitue” est accidentel, et quelque chose que je ne voulais absolument pas… mais au final, je trouve le résultat plutôt sympa, donc je ne peux pas me plaindre. Par contre j’ai encore eu des problèmes de canette et une partie de l’ourlet des manches s’est défait pour cause de fil trop lâche… Pourtant je commence a mieux comprendre comment faire coudre du jersey à ma capricieuse machine, donc ça a été mon seul vrai problème. Un jour, je vaincrai !

On m’avait prévenu que les manches pouvaient être un peu juste. C’est possible, mais pour un gilet printemps/été que je porte sur des manches courtes, ça ne me gène pas. Par contre, si je veux me faire une version plus chaude, peut être que j’élargirai les manches. On verra déjà ce que va donner celui-ci à l’usage, surtout qu’au final je porte surtout des hauts à manches courtes même en hiver. Une modif certaine en revanche: le prochain aura probablement des poches.
Pour cette version d’essai je voulais tout garder aussi simple et proche du modèle d’origine que possible, mais ça sent encore le bon patron basique qui peut se transformer de mille façons, et ça me plait!

Photoshoot où je fais ma star:

(non mais franchement on dirait pas que je m’éloigne d’une explosion que je suis trop cool pour regarder? Moi je trouve que oui B) )

Récapitulatif:

Patron: Gilet Canelle T50, Christelle Beynetout

Modification: aucune

A refaire: Oui, avec un tissu un peu plus épais pour tenter la version A, et si possible avec des poches, parce que dans ma vie, j’ai besoin de poches. Et peut être une autre version B pour aller avec mes hauts à rayures/motifs sans risque de clasher.

On se retrouve en avril pour un ensemble nuisette+short de chez Burda pour la lingerie!

PS: Deer and Doe a sorti sa nouvelle collection, avec maintenant des pdf jusqu’au 52! Du coup, j’ajoute la blouse Hoya à mon projet grande taille.